Aller au contenu principal

LES FONTAINES D'ISRAËL

Israelis Brünlein
Johann-Hermann Schein
10 chanteurs
3 instrumentistes (violoncelle, théorbe & orgue)
direction Joël Suhubiette
Publié le 20/10/2017

100 ans avant Bach, Johann-Hermann Schein a occupé le poste de cantor à Saint-Thomas de Leipzig. Au début du XVIIe siècle, c’est l’Italie qui donne le ton en tant que nation de la modernité musicale. Contrairement à ce qu’on pourrait imaginer, les idées, les écrits, les œuvres circulent vite et abondamment d’un pays à l’autre.
Si Schein n’a pas fait le voyage en Italie pour aller s’imprégner à la source du nouveau style (où le compositeur souligne, individualise et amplifie la psychologie du texte, les « sentiments »), l’influence italienne est omniprésente dans les Israelsbrünnlein.
Mais c’est la poésie de la langue allemande qui y est illustrée. Composer à la manière italienne ne signifie donc pas pour Schein parodier Monteverdi et les Italiens : il s’agit avant tout d’élargir le champ expressif de la musique en s’appropriant les procédés nouveaux.

Pour interpréter ce recueil, l’un des plus saisissants opus du premier baroque allemand, Joël Suhubiette a choisi d’alterner pièces en formation chorale et à cinq voix solistes. Le style madrigalesque souhaité par le compositeur y prend un relief, une ferveur et une puissance profondément spirituelle et théâtrale.

Johann-Hermann Schein (1586 - 1630)
O Herr, ich bin dein Knecht 
Freue dich des Weibes deiner Jugend 
Die mit Tränen säen 
Ich lasse dich nicht 
Wende dich, Herr, und sei mir gnädig 
Zion spricht: Der Herr hat mich verlassen 
Da Jakob vollendet hatte 
Ist nicht Ephraim mein teurer Sohn 
Ich freue mich im Herren 
Ihr Heiligen, lobsinget dem Herren 
Herr, lass meine Klage 
Ach Herr, ach meiner schone 
Drei schöne Dinge sind 
O, Herr Jesu Christe 
Was betrübst du dich, meine Seele